Comment changer ses habitudes alimentaires ?

Mathieu du blog https://transformation-physique.com a lancé un carnaval d’articles dont le but est de fédérer une communauté de blogueurs autour d’un même sujet. Son article sur les “meilleures sources de lipides” est une excellente source d’informations très utiles, allez y jeter un œil ! 🙂

Le thème proposé par Mathieu « Comment changer ses habitudes alimentaires ? » m’a tout de suite emballée car en complète adéquation avec mes sujets de prédilection.

Néanmoins, il s’agit ensuite d’écrire un article autour de ce sujet « imposé », exercice dont je n’ai plus guère l’habitude. Finalement, après quelques minutes d’égarement, la ligne directrice est vite rattrapée. Je me pose vraiment cette question « qu’est-ce qui m’a permis de changer mes habitudes alimentaires ? »

Cette question est fondamentale car je partage ce qui a marché pour moi, en espérant que ça fonctionnera aussi pour vous. Et je partagerai volontiers avec vous en commentaire si vous avez des questions.

Il y a quelques années, j’ai frôlé ma silhouette idéale et connu mon poids idéal grâce à des habitudes avec lesquelles je n’étais, finalement, pas totalement en accord à l’époque mais cela a contribué à celles que j’ai à ce jour.

Aujourd’hui, je ne suis pas si loin de cette silhouette et de ce poids idéal mais c’est parfait ainsi. Ce qui importe ce sont ces attitudes qui sont devenues de bonnes habitudes 😊

Zéro frustration

Zéro Frustration vs plaisir de manger

Les régimes ont la vie belle. Il en existe de toutes sortes promettant, pour une large part, des résultats rapides surtout en ce moment avec la période estivale qui approche. Pour avoir des résultats rapides, il faut nécessairement un déficit calorique important par rapport à vos besoins. Ceci engendre systématiquement de la frustration et ne fonctionne pas à long terme.

Ayez à l’idée qu’il n’existe pas de régime miracle, il n’existe qu’une rééducation de votre façon de manger. Ceci ne signifie pas qu’il n’est plus question de se faire plaisir. Bien au contraire !

Mais le plaisir ne réside pas dans la consommation :

  • de repas à outrance
  • d’une plaquette de chocolat dès qu’on a pris 1 ou 2 carrés, de barres chocolatées industrielles, de bonbons, de desserts en pagaille
  • de sodas, de jus de fruits industriels, …
  • de plats cuisinés industriels…etc…

mais dans la consommation d’aliments sains cuisinés (ou pas), autant que faire se peut, par soi-même même si ce n’est pas une obligation à partir du moment, où la vérification de l’étiquette a été faite !

Faire ses propres repas

Faire à manger

En concoctant ses propres repas, on est conscient de tout ce qui est présent dans la préparation et a fortiori de ce qu’on mange ensuite. L’important est de s’autoriser ce qu’on aime mais en quantité modérée !

La modération est une des bases du « bien manger » car cela signifie aussi « bien digérer ». Si votre système digestif n’est pas surchargé alors il travaillera d’autant mieux.

Un autre mythe à lever : se faire à manger ne dure pas des heures… Cuisiner, oui. Il est important de faire la différence entre les deux.

Pour tous les jours, il existe nombre de plats délicieux et complets qui se font rapidement et avec très peu d’ingrédients. Lister les légumes et les fruits que vous aimez et surtout en fonction des saisons (ça aide quand on va faire son marché et qu’on va à son p’tit magasin habituel). A partir de là, vous avez votre base pour rechercher les recettes qui vont bien.

Et c’est pour ça qu’il est aussi important d’avoir un minimum d’organisation de façon à prendre du temps (souvent le week-end) pour préparer vos repas ou de la semaine entière ou seulement d’une partie quand vous savez que certains jours vous devez rentrer tard ou que vous n’aurez pas le temps. C’est d’ailleurs l’occasion, plutôt pour les périodes plus froides, de faire des plats mijotés, des gratins, des tartes salées, … qui n’en seront que meilleurs réchauffés. Ces astuces sont un gage de longévité de vos bonnes habitudes alimentaires.

De mon côté, j’opte régulièrement pour des mezzés accompagnés de crudités. Rien de plus rapide et de plus sain d’autant que les crudités rassasient vite et bien ! Pour les jours plus froids, légumes de saison cuits vapeur, soupes, purées ou galettes bretonnes agrémentent nombre de mes repas.

Prise de conscience. Laquelle est la vôtre ?

Prise de conscience

Nombreux sont les adeptes de sodas, pourtant, il est bien connu qu’ils ont une quantité disproportionnée de sucres. Croyez-vous que cela suffit pour empêcher d’en boire ? Bien sûr que non, ça ne modifie quasi rien sauf pour une partie qui vont le troquer pour une version allégée en sucre.

Sauf que la version allégée en sucre est composée d’aspartame et que l’aspartame est sensé être cancérigène ! Croyez-vous que cela suffit pour changer radicalement ? Il n’en est rien.

Mais pourquoi ? Pourquoi continuer à consommer des aliments que nous savons mauvais pour nous ?

Il y a tellement de messages qui nous sont envoyés qu’il n’est pas possible de toujours pouvoir faire la part des choses. Cette dilution de l’information empêche de se représenter concrètement les impacts. Nous les entendons, nous les retenons malgré tout mais nous ne les traitons pas ou partiellement.

Tant qu’il n’y a rien qui nous touche vraiment pour nous faire prendre conscience que ce que nous mangeons c’est néfaste pour notre santé, il n’est pas possible de l’intégrer réellement.

L’autre raison est que même si nous savons, nous n’agissons pas tout simplement parce que les solutions à mettre en œuvre nous sont inconnues, nous apparaissent contraignantes ou pas suffisamment bonnes.

Prise de conscience… Sachez qu’il existe au moins deux écoles :

  • Parce qu’il sera l’heure, le changement proviendra d’une prise de conscience qui sera en adéquation avec vos valeurs et qui va tout révolutionner chez vous. Si le déclic se fait en une fraction de seconde, la suite ne se fera pas en 2 minutes mais pour sûr, rapidement quand même.
  • Parce qu’il ne sera pas tout à faire l’heure, le changement proviendra de vos petits pas. Ainsi pour reprendre l’exemple du soda, vous passerez du dit soda, au soda allégé puis au jus de fruit industriel pour poursuivre au jus de fruit pressé acheté à votre supermarché puis celui du magasin bio pour finir par le jus de fruit bio que vous ferez vous-même avec tout d’abord votre presse-agrume, puis avec une centrifugeuse et enfin avec un extracteur de jus.

Nous préférons tous que le chemin soit le plus court possible pour atteindre nos objectifs, mais au final : Qu’importe ce chemin pourvu que vous y arriviez !

Chaque chemin est une source d’apprentissage et plus vous avancerez, plus vous serez en adéquation avec le changement et plus il sera « facile » et durable.

Pour raconter mon histoire rapidement, je n’ai jamais cru aux régimes mais à l’adoption de la « bonne » façon de manger qui soit en fonction de ses goûts et de son activité.

Toute jeune, je mangeais des produits raffinés, des féculents (pomme de terre, pâtes et riz), de la viande, quelques sodas et jus de fruits mais il y avait aussi quelques plats cuisinés maison. Et les repas, c’était : entrée, plat, fromage et dessert.

Dès l’adolescence j’ai eu une colopathie fonctionnelle et j’étais sujette à la constipation.

Pendant mes études, la seule année où je me suis retrouvée en cité universitaire, mon alimentation était déplorable ! Mon système digestif était en berne.

Puis les années ont passé, j’ai introduit des fruits et des légumes dans mon alimentation. J’ai réduit les féculents, je n’achetais pas de pain…Etc… puis j’ai essayé la chronobiologie à une période où je pratiquais pas mal de sport. Ça me permettait de manger de tout mais pas quand je voulais. J’ai beaucoup perdu et me sentait super bien dans mon corps mais quelque chose clochait… j’étais obsédée par la nourriture !

Néanmoins, cela m’a appris la discipline, la restriction, la flexibilité et à ne pas faire trop de mélanges dans les aliments à consommer au cours d’un même repas.

Par la suite, lorsque j’ai commencé mes études de naturopathie, tout a volé en éclat.  Cette école nous a appris « la bonne façon de s’alimenter » sauf que cette façon là était pour les initiés +++ et qui n’avaient pas une vie citadine de grande métropole !

Cette école nous a aussi ouvert les yeux sur nombre de sujets qui ont continué les bouleversements dans nos p’tites têtes mais forcément, toujours à bon escient

L’élevage, l’agriculture, l’eau… bref, tous les fondements de notre nourriture y sont passés !

Après une période un peu tumultueuse, j’ai pu intégrer tout ce que j’avais appris jusqu’à maintenant et faire « ma propre façon de manger ». En adoptant les concepts naturopathiques, faire à manger est devenu tellement plus simple et plus rapide ! (un peu plus haut, je parlais des mezzés accompagnés de crudités qui composent une part de mes repas. En voilà l’origine !)

Depuis, j’ai vraiment pu dire adieu aux sodas (et jus de fruits industriels) et à la viande. Chez moi, je consomme essentiellement des produits bio : des légumes (crus de préférence), des fruits (crus de préférence), des légumineuses, des fruits secs et des fruits séchés, du lait végétal, du chocolat, des œufs, du fromage, des céréales, des huiles, du beurre, des herbes et des épices, de l’eau faiblement minéralisée… et pas que mais quand je suis « en société », je reste au plus proche de mes convictions. Il n’y a vraiment que sur la viande et les sodas que je suis intransigeante. Pour le reste, ce n’est pas grave car je sais qu’en dehors, mes habitudes sont bonnes (même si perfectibles !).

De mon point de vue, on gagnerait tous à avoir son alimentation saine au quotidien chez soi et celle en dehors de chez soi. Ça évite les frustrations, la culpabilité, les prises de tête et aussi les « craquages ».

Les messages forts

Je mentionnais un peu plus haut certains bouleversements qui nous ont sensibilisés à ce qui se pratique dans l’élevage, l’agriculture mais aussi à la composition de certaines eaux…

Pour une fois, nous avions le lien entre les messages que nous avons maintes fois entendus, les conséquences mais aussi des clés pour faire nos choix.

Et c’est ça la recette des messages forts, ce sont des messages entiers (Problème, conséquences, clés/solutions) qui vous permettent de faire vos propres choix en rapport avec vos valeurs. Et c’est ça qui permet vraiment de changer ses habitudes et, à partir de là, il n’y a pas de difficultés.

Si, en revanche, il y a encore des choses qui coincent pour vous, alors vous n’êtes pas encore sur le chemin des habitudes qui vous conviennent. Laissez-vous le temps.

Pour faire court, voici quelques-uns des messages qui peuvent faire la différence…

Fruits, légumes et céréales sont aspergés de produits chimiques (pesticides, engrais) à différents moments de leur culture. Ces procédés contaminent ce qui arrivera plus tard dans nos assiettes mais, aussi, rendent les terres infertiles en détruisant les insectes, les vers de terre, …  Bref, tout le biotope présent dans les champs meurt et parfois jusqu’à plus d’1m de profondeur. Là, c’est une catastrophe écologique. Non seulement nous sommes contaminés mais la terre devient stérile. C’est tout le monde qui est concerné. « Heureusement », il ne faut qu’une dizaine d’années pour que la terre se ressource.

La viande quant à elle, ce sont les vaccins, les antibiotiques et la nourriture donnés aux animaux qui font qu’elle est contaminée sans parler du lait des vaches qui est logé à la même enseigne puisque tout passe dans le lait !

Cela dit en passant, le lait de vache est fait pour les veaux, pas pour les hommes. Ça devient une évidence quand on compare la taille vs le poids du veau et de l’homme (voire de l’enfant) mais aussi de leur croissance respective. A sa naissance, un veau fait entre 40 et 50 kgs et au bout de 2-3 ans devient un bœuf soit entre 600 et 700 kgs !

Quid des poissons et de tout ce qui vient de la mer ? Un reportage, il y a quelques années, sur les saumons d’élevage en Norvège avait révélé un scandale dans les façons de faire. En effet, les enclos étaient surpeuplés ce qui avait engendré un nombre croissant de maladies (notamment le pou de mer) traitées par les éleveurs par des pesticides qui n’étaient plus autorisés pour l’agriculture. Certains saumons avaient même la gueule déformée par tous ces produits chimiques.

Et le pire, c’était que les quantités déversées étaient tellement importantes que même les saumons sauvages étaient aussi contaminés même si c’était de façon moindre.

Devant ce catastrophisme, quel comportement adopté ?

Il faut savoir que le but de l’industrie c’est de produire à grande échelle et au plus bas coût possible mais que ce n’est pas la seule façon de faire qui existe. Il existe des producteurs qui vont produire moins mais de façons plus naturelles.

Ainsi les cultures et les élevages biologiques se sont développés. Ils doivent respecter une charte stricte pour obtenir leur label (ex wikipédia).

  • D’après l’Agence bio, ce label garantit :
    • que l’aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus d’un mode de production biologique ;
    • l’absence d’OGM, bien que d’infimes traces puissent avoir une présence fortuite, accidentelle ou inévitable, dans la limite de 0,9 %6 ;
    • une certification sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics français et répondant aux critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité définis par la norme européenne EN 45011 ;
    • le respect de la réglementation en vigueur en France.

Et la permaculture, vous connaissez ? C’est le bio V2.0 😉 Le nec plus ultra ! c’est l’avenir !

La Permaculture s’inspire de l’écologie naturelle et des savoirs traditionnels. Elle n’est pas une méthode figée car elle considère la biodiversité de chaque écosystème ainsi que leurs évolutions.

Le terme “Permaculture” vient de la contraction des termes «Permanent culture» car l’agriculture et les aspects sociaux font parties intégrantes d’un système véritablement durable

Elle s’appuie sur les connaissances techniques et scientifiques d’écologie, d’aménagement et de gestion de paysages, d’agriculture régénératrice, d’architecture, de technologies écologiques, de  biomimétisme, de physique, de pédologie, d’agronomie, de biologie, etc…

L’éthique est toujours au centre de ses actions, la philosophie qu’elle inspire devient un art de vivre

On voit que l’industrie tente de répondre à la demande croissante en augmentant aussi sa production mais sans se soucier de la qualité qu’elle produit ! et c’est là que le bas blesse. Néanmoins, le bio connait un essor phénoménal depuis ces 10 dernières années ! et même s’il est critiqué n’est-ce toujours pas mieux d’avoir un minimum de produits chimiques vs toxiques dans son assiette ?!

En synthèse

Utilisation d’aliments premiers (fruits, légumes, céréales, fruits secs, légumineuses)

Un minimum de cuisson

Peu d’aliments (en nb) suffisent à faire un bon repas.

Limiter les quantités

Eviter de mélanger trop d’aliments différents

Acheter bio (ou mieux issu de la permaculture)

Organisez-vous

Préparez vous-même vos repas

Rien d’industriel soit pas d’aliments raffinés (ex : farine de blé blanche, sodas), transformés, préparés

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mai 5, 2019

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