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YOGA VERSUS LA BIOKINESIE EN NATUROPATHIE – RECITS SUR MA PRATIQUE DU YOGA

La Naturopathie est un ensemble de pratiques visant à utiliser la fonction d’autoguérison du corps pour qu’il se guérisse lui-même et ce, avec uniquement des moyens naturels.

Ces pratiques sont synthétisées dans 10 techniques qui se décomposent en 4 techniques majeures et 6 techniques mineures.

La biokinésie fait partie des 4 techniques majeures d’où l’importance de l’utiliser lors de la réforme de l’hygiène de vie quand une personne a enfin décidé de se reprendre en main.

 

QU’EST-CE QUE LA BIOKINESIE ?

La biokinésie c’est la « gymnastique des organes », le « yoga occidental », une méthode affinée par Pierre Valentin MARCHESSEAU, le fondateur de la naturopathie en France, sur les bases de l’œuvre d’Edmond DESBONNET, le père de la culture physique.

Elle permet la libération des muscles, des articulations et libère toutes les tensions nerveuses d’origine physique ou psychique.

C’est une activité physiologique qui recherche la sudation, permet de développer le thorax, les muscles, la sangle abdominale et de déverrouiller les ceintures scapulaire et pelvienne.

Bref, de travailler chaque partie du corps et aussi de stimuler les organes éliminateurs (poumons, intestins/foie, reins, peau).

L’élimination étant une des priorités du naturopathe pour éviter l’intoxination et l’encrassement.

 

ALLIER YOGA ET BIOKINESIE

Le yoga, tel qu’on le connaît, est bien plus large et va surtout plus loin que la biokinésie puisqu’il englobe les aspects physiques, psychique et spirituel.

La biokinésie, comme je le mentionnais, c’est avant tout une activité physiologique qui œuvre sur le physique et qui a un impact sur le psychisme. Elle est englobée dans les techniques de la naturopathie.

La salutation au soleil, la salutation de la lune sont des salutations qui font partie de la biokinésie.

Il s’agit de postures « simples » et accessibles à toutes et tous. Elles permettent de mettre le corps en mouvement, de le déverrouiller et de le dynamiser.

Quand on voit certaines postures de yoga, on pourrait se demander si elles sont bien physiologiques ! ;-p

Une fois qu’on connaît le yoga, on sait que ce ne sont que les mots d’une novice en la matière !

Quand on s’intéresse au yoga, qu’on lit sur le sujet, qu’on échange avec des personnes aguerries, on comprend que le yoga est une philosophie de vie (tout comme j’aime à le dire de la naturopathie), une discipline spirituelle et corporelle dont le but est la libération.

Après ceci, peut-on penser que le yoga puisse être anti-physiologique ?!

 

MA PRATIQUE DU YOGA

Le sport, et notamment la course à pied, a toujours fait partie de mon hygiène de vie car il permet d’être bien dans son corps et dans sa tête.

A maintes reprises, j’avais essayé de me mettre au yoga mais en vain. C’était trop difficile pour moi et surtout, ce n’était pas une discipline assez dynamique !

Quand j’ai dû faire mon mémoire sur la « souplesse du corps et de l’esprit » pour obtenir un de mes diplômes du Zéro mental, je suis allée en Thaïlande pour aller pratiquer le yoga de façon intensive et comprendre puis retranscrire ce qu’était la souplesse.

J’y suis restée 2 semaines… J’ai souffert pendant 10 jours !

A raison de 2 à 3 cours de yoga par jour, avec des professeurs différents, j’ai pratiqué, pratiqué et encore pratiqué.

Le professeur, le plus thaïlandais de tous, s’était mis au yoga très jeune parce qu’il avait de très graves problèmes de dos…

Je peux vous assurer, qu’en le voyant faire son cours, vous n’auriez jamais pu l’imaginer !

Et c’est d’ailleurs grâce à lui, qui nous faisait faire des postures improbables, que j’ai pu vraiment me mettre au yoga ! et que j’ai tellement progressé à ce moment-là !

Il nous a fait aller au-delà de ce qu’on pensait être capable de faire et c’est en faisant, et faisant encore que petit à petit des choses se sont mises en place.

En rentrant en France, ce n’était cependant plus la même chose.

Heureusement que j’avais fait des enregistrements.

J’ai continué à pratiquer par moi-même, plus ou moins régulièrement mais sans directive, sans correction, comment savoir si ce qu’on fait est correct ?

J’ai décidé de me faire confiance et d’être à l’écoute de mon corps mais aussi d’observer comment les autres faisaient grâce à des vidéos.

 

J’ai couplé cette pratique du yoga à ma pratique de la course à pied ou plus précisément, au trail running.

J’y ai trouvé un merveilleux complément non seulement pour remettre de la souplesse là où la course à pied rigidifie l’organisme mais aussi pour permettre de dénouer des tensions ou des blocages dont je n’avais pas conscience.

Ainsi, les lendemains d’entraînements longs ou les jours de course, je faisais ma routine spéciale récupération. Non seulement, je récupérais 3 fois plus vite par rapport à mes compagnons de course mais en plus, je n’avais pas de blessures !

 

Le yoga m’a aussi beaucoup aidé et m’aide encore pour mes réveils… trop tôt !

Même si ce n’est pas systématique, je prends ce temps pour faire une séance ce qui me permet de me détendre et de retrouver les bras de Morphée.

 

MES DERNIERES « REVELATIONS » EN YOGA

Ces derniers mois, ma pratique de yoga s’est intensifiée (en nombre de séances) de façon inversement proportionnelle à ma pratique de la course à pied.

C’est là que j’ai commencé à voir les différences, à constater les progrès alors que je stagnais depuis des années (ou tout au moins, j’en avais l’impression !).

 

MALASANA

Mon 1er déclic s’est fait avec la posture Malasana.

C’est une posture toujours très compliquée pour moi et encore plus, si je ne l’ai pas faite depuis plusieurs jours.

Je faisais toujours l’effort de mettre les pieds bien à plat et d’avoir le dos droit.

Je restais toujours à peu près la même durée et c’était même compliqué certains jours de tenir… jusqu’à ce que je la fasse très régulièrement pendant une période où je pratiquais le yoga tous les jours.

Un jour, je me suis sentie plus souple, il n’y avait plus les mêmes tensions, les mêmes difficultés à tenir la posture. Certes, des tensions étaient toujours présentes mais c’est comme si “c’était naturel”.

J’ai eu l’impression de plus facilement les accepter. Une détente s’est mise en place.

Je ressentais une sérénité et une certitude dans les progrès accomplis et ceux à venir.

A partir de ce moment-là, j’ai exercé une pression plus importante sur l’intérieur des genoux pour augmenter l’écart et mon défi était de rester toujours un peu plus longtemps.

Petit à petit aussi, j’ai rendu mes chevilles plus mobiles. Ainsi, je faisais basculer mon poids d’une jambe sur l’autre.

Le chemin est encore long mais l’ouverture sur les possibles est tellement plus réelle maintenant !

Ça fait aussi tellement de bien de prendre conscience de ses progrès… C’est une très belle source de motivation 😊

 

SALAMBA SIRSASANA

Photo de Elena Volf via Canva

Mon 2ème déclic s’est fait avec la posture Salamba Sirsasana, une posture inversée.

Ma pratique des postures inversées est très récente car je l’ai toujours crainte. La peur de tomber et de mal tomber était la plus présente alors je l’ai toujours évitée même si je connaissais les bénéfices à pratiquer des postures inversées. (En naturopathie, on utilise la table à inversion pour favoriser le retour veineux mais aussi faire circuler tous les liquides d’une manière générale.)

Jusqu’au moment où j’ai décidé de me lancer. A partir de ce moment-là, j’ai dû la faire quasiment à chacune de mes séances. C’est presque devenu une posture de repos ;-p

J’ai toujours utilisé le mur pour m’appuyer puis, je suis restée de plus en plus longtemps, j’étais de plus en plus stable. J’ai tenté de me détacher de cet appui au mur mais l’instabilité revenait.

Jusqu’à cette fois où, j’ai réussi à me détacher du mur pendant de nombreuses secondes !

J’étais vraiment en total équilibre.

Quelle sensation ! J’étais à l’envers et en équilibre ! et totalement tranquille 😊

Le fait d’en prendre conscience m’a à nouveau déstabilisée mais le bien était fait 😊

Encore une fois, le fait d’oser, de persévérer, d’agir sans (mauvaise) pression m’a ouvert de nouvelles perspectives et je continue ainsi à tester de nouvelles postures inversées.

 

CONCLUSION

Le yoga n’est, à proprement parler, pas une technique en naturopathie néanmoins, il a tout son intérêt à être utilisé non seulement en biokinésie mais aussi en pneumologie, une technique mineure de la naturopathie avec son action sur le souffle et les poumons que l’on trouve dans le pranayama (l’art de la respiration en yoga).

On pourra aussi parler de l’aspect méditatif du yoga, un domaine que l’on retrouve dans l’une des techniques majeures de la naturopathie : la psychologie naturo.

En plus des techniques, en naturopathie, il y a 4 niveaux de prise en compte de l’humain : le physique, l’énergétique, le mental et le spirituel.

Ce dernier niveau spirituel fait aussi partie de l’esprit du yoga.

Tout concorde à dire que le yoga est une philosophie, une discipline terriblement bénéfique et qu’il a de nombreux points d’accroche avec la naturopathie alors pourquoi s’en priver ?!

 

Si j’ai fait cet article, c’est pour participer à l’événement « Ma dernière révélation en pratiquant le Yoga ! » du blog Adapter Son Yoga. C’est un blog que j’apprécie, d’ailleurs, je vous conseille de lire « Comment pratiquer la pince assise en yoga sans danger ? »

J’ai eu grand plaisir à écrire différemment et à vous parler un peu plus de moi. J’espère que vous apprécierez !

Je serai heureuse de lire vos commentaires et aussi de savoir si vous pratiquez le yoga et qu’est-ce que votre pratique vous a apporté.

 

 

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11 thoughts on “YOGA VERSUS LA BIOKINESIE EN NATUROPATHIE – RECITS SUR MA PRATIQUE DU YOGA”

  1. Merci pour cette découverte de la biokinésie ! Comme quoi, tout est lié… Malasana est une posture injuste, je remarque dans mes cours que certains élèves même débutants se sentent tout de suite confortables (bonne ouverture des hanches), et à l’inverse une partie a beaucoup de mal à poser les talons, avoir le dos droit… L’astuce que je donne est d’écarter un peu plus les pieds (et/ ou poser une brique sous les talons, ou même sous les fesses).
    J’imagine la sensation agréable de déblocage / libération que tu as dû ressentir !

    Et pour Sirsasana j’ai vécu la même chose récemment, les postures inversées aident vraiment à travailler sur nos croyances limitantes et c’est un vrai déclic quand on passe un cap !

    1. Bonjour Claire,
      Je crois que toutes les postures où il faut ouvrir les hanches sont injustes ;-D
      Je garde en tête que lorsqu’on est face à une difficulté et qu’on l’affronte, on apprend et on est mieux à même à expliquer comment faire alors que ceux qui y arrivent tout de suite ne savent pas expliquer comment arriver à faire…
      Quant aux postures inversées, je n’en suis qu’au début mais j’ai hâte… et ma 1ère “nouvelle” hâte est de m’affranchir du mur pour me mettre dans la bonne posture 😉
      Nous devons être très nombreux à passer par là 😉

  2. bouger c’est tellement important, et honnêtement on ne fait pas assez attention aux effets du mouvement dans notre vie. Merci pour cette réflexion.

    1. Bonjour Isabelle,
      Le mouvement, c’est la vie. On le voit facilement avec l’eau. Une eau qui vit, c’est une eau qui bouge. Une eau qui ne bouge plus, qui est stagnante, c’est une eau qui croupit, c’est une eau qui meurt.
      Et comme la moitié de notre corps est composée d’eau, on peut aisément faire un parallèle entre les deux.

  3. Un grand merci pour ta participation Caroline. C’est très intéressant de lire ton rapport au yoga en tant que naturopathe et coureuse de trail. Je suis convaincue par la nécessaire approche pluridisciplinaire! au plaisir, Muriel

    1. Bonjour Muriel,
      Merci à toi d’avoir créer cet événement.
      La naturopathie a amplifié chez moi cette notion que les choses sont complémentaires surtout quand on se les approprie car ainsi on peut faire des liens. A dire vrai, s’il n’y avait pas eu cette conjoncture sanitaire, à l’heure qu’il est, je serai certainement enseignante de yoga car j’avais planifié d’aller, en début d’année, en Inde pour me former au yoga et à l’ayurvéda.
      Ce n’est que partie remise mais en attendant, ça m’a permis de me pousser un peu plus dans mes “retranchements” et c’est comme ça que j’ai progressé et fait ces découvertes 🙂

  4. Merci pour cet article très intéressant. Je ne connaissais pas la biokinésie. J’essaie de plus en plus de me soigner avec des méthodes naturelles car je me suis rendue compte de la toxicité des médicaments.

    1. Bonjour Aurore,
      C’est normal de ne pas connaître la biokinésie car c’est un terme “technique”. C’est plus rapide que de dire “activité physique physiologique” ;-D
      Ca sera toujours un plus d’utiliser les méthodes naturelles car elles permettent d’être plus autonome néanmoins, ce qu’il est important de prendre en compte aussi c’est d’avoir une approche globale et de ne pas traiter que le symptôme.
      C’est pour ça que la naturopathie, de mon point de vue, est une philosophie de vie… tout comme le yoga d’ailleurs mais pour moi, la naturopathie a un spectre plus large par rapport à ce que je connais du yoga…

  5. Très intéressant ton article ! J’adore le yoga que je pratique en complément de la pole danse. J’ai téléchargé ton bonus que je vais m’empresser d’aller lire

    1. Bonjour Elise,
      Je crois que le yoga est complémentaire à de nombreuses activités sportives 😉 Et ça doit bien aider aussi pour la pole danse !
      Cool pour le téléchargement du bonus.. il regorge d’infos… j’en ai encore plein ! Il faut que je réfléchisse à comment les transmettre 🙂
      En tous les cas, j’espère qu’il te sera utile 🙂
      Je suis preneuse si tu as des suggestions d’amélioration 😉

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